Burmese Buddhism, Military Resistance, Civil Disobedience, and Social Engagement

Conférence de Joah McGee

23 Avril 2026

Le CERIAS est heureux d’accueillir Joah McGee pour une conférence intitulée «Burmese Buddhism, Military Resistance, Civil Disobedience, and Social Engagement ». La conférence aura lieu le jeudi 23 avril à 12h30, dans un format bimodal, en personne au Département de Sciences des religions de l’UQAM, dans la salle W-3235, et à distance via zoom. La conférence est donnée en anglais. Lors des échanges, les questions en français sont bienvenues.

Adresse de la conférence à l’UQAM:
Pavillon Thérèse Casgrain,
455 boulevard René Lévesque Est,
Salle W-3235

Lien de connexion: https://uqam.zoom.us/j/82414292704?pwd=TJLfdoRWyrRKb9mS3Bytqlr9cclrEO.1

Joah McGee est le directeur exécutif de Better Burma, une organisation à but non lucratif enregistrée aux États-Unis sous le statut 501(c)(3) qui dispose d’une branche médiatique et d’une branche humanitaire pour venir en aide aux communautés touchées par les conflits et les déplacements de population en Birmanie. Better Burma fonctionne comme une organisation hybride combinant un travail médiatique destiné au grand public et une action humanitaire directe. La branche médiatique de l’organisation, Insight Myanmar Podcast, est une plateforme de longue durée qui propose des conversations approfondies avec des voix birmanes et des experts internationaux. Lancé en 2019, le podcast a produit plus de 500 épisodes et touché un public de plus de 200 000 auditeurs. Grâce à un engagement soutenu auprès des leaders de la société civile, des éducateurs, des moines, des militants et des acteurs internationaux, il a contribué à façonner et à éclairer le discours public sur l’histoire, la société et les luttes actuelles du Myanmar.

La branche humanitaire de Better Burma fournit une aide vitale, un soutien à l’éducation, des services de santé mentale et des programmes de subsistance grâce à des partenariats transfrontaliers et communautaires, répondant ainsi directement aux besoins urgents sur le terrain. Au cours des cinq dernières années, elle a aidé plus de 350 000 personnes, mis en œuvre plus de 2 500 projets et distribué plus de 1,2 million de dollars d’aide aux communautés touchées par la violence et les crises.

Résumé de la conférence :

Partout dans le monde aujourd’hui, les normes démocratiques sont mises à mal. Les mouvements autoritaires gagnent du terrain sur tous les continents, tandis que les citoyens, les institutions et les sociétés civiles ont souvent du mal à comprendre comment réagir. Dans ce contexte incertain, le Myanmar offre un exemple frappant, bien qu’il donne à réfléchir. Pendant des décennies, la population du Myanmar a vécu sous le joug de la répression et des soulèvements, développant des moyens de résister, d’endurer et de s’adapter face au régime militaire.

Cette présentation explore le rôle de la résistance créative dans la longue lutte du Myanmar contre l’autoritarisme, alors que les espaces politiques conventionnels s’effondrent. S’appuyant sur un large éventail de témoignages directs d’artistes, d’activistes, d’universitaires et d’organisateurs communautaires, elle examinera comment la musique, les arts visuels, les performances, la satire et les pratiques culturelles quotidiennes deviennent des vecteurs de protestation, de solidarité et de survie. Lorsque les manifestations publiques sont violemment réprimées, la créativité ouvre des voies alternatives, transformant les rues, les espaces numériques et même la vie quotidienne en lieux de rébellion.

La conférence examine également comment l’innovation émerge souvent dans des conditions extrêmement difficiles. Les militants et les communautés imaginent de nouvelles façons de communiquer, de s’organiser et de maintenir le moral malgré la surveillance, la censure et les déplacements forcés. L’expression créative peut à la fois pleurer les pertes, mobiliser l’action collective et aider les communautés à surmonter les traumatismes. En ce sens, la résistance en Birmanie n’est pas seulement politique, mais aussi culturelle et émotionnelle, soutenant une société soumise à des pressions extraordinaires.

La pensée et les institutions bouddhistes occupent également une place importante dans ce paysage. Les enseignements religieux sur la compassion, la responsabilité morale et la justice ont influencé les cadres éthiques à travers lesquels de nombreuses personnes interprètent et réagissent à l’oppression. Les communautés monastiques ont parfois servi de sources d’autorité morale, tandis que les pratiques spirituelles ont contribué à soutenir le courage et la résilience de ceux qui sont confrontés à la violence et à l’incertitude. Dans le même temps, les débats au sein des communautés religieuses révèlent la complexité des interactions entre les traditions religieuses, la politique, l’autorité et le changement social.

Enfin, la présentation se penchera sur les tendances générales qui se sont dégagées au fil de décennies de lutte. L’expérience du Myanmar illustre comment la créativité s’intègre au fil du temps dans les mouvements de résistance, façonnant la manière dont les populations réagissent à un régime autoritaire. À l’heure où de nombreuses sociétés sont confrontées à la résurgence de l’autoritarisme, les enseignements tirés des artistes et des communautés du Myanmar offrent un aperçu du pouvoir de l’imagination, de la culture et de l’expression collective dans la défense de la liberté.

Partenaires

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Le Centre d’études et de recherches sur l’Inde, l’Asie du Sud et sa diaspora (CERIAS) est un regroupement académique interdisciplinaire et francophone dont l’objet d’étude est l’Asie du Sud et sa population. Le CERIAS regroupe des chercheurs, professeurs et étudiants de l’Université du Québec à Montréal et d’autres universités.

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